Le temps du dernier week- end, quoi de mieux que d’aller respirer l’air de la montagne, qui plus est l’oxygène des localités du Moyen Atlas. A plus de 1000 mètres d’altitude, la neige recouvre de sa blancheur immaculée tout un vaste territoire dominé par la forêt de cèdres. Malgré la crise sanitaire et les mesures restrictives qui freinent les déplacements intervilles, les marocains n’hésitent pas à braver les interdits pour emmener leurs petites familles faire un tour du côté d’Immouzzer, Dayet Aoua, Ifrane, Michlifen, Azrou…Une région qualifiée à raison de Suisse du Maroc. Récemment, une association locale pour le développement environnemental et touristique à pris l’initiative d’organiser des courses pédestres pour les femmes dans les alentours, célébrant le 14 février, jour de la Saint Valentin Du beau monde qui s’était donné rendez- vous au départ à Dayet Aoua, où le lac n’est plus qu’un souvenir mais un coup porté à la beauté naturelle des lieux. On se demande parfois si les élus de la commune de Dayet Aoua n’ont pas effacé le lac de leur mémoire. Heureusement, les nostalgiques, ceux qui ont vécu des moments inoubliables autour et dans l’environnement du lac, se souviennent de temps à autre pour élever la voix afin de réclamer le retour de ce site à sa vraie nature. Bref, un voeu qui ne nous empêche pas de saluer au passage Abdelhamid Ghandi, dont le gîte continue d’alimenter les belles pages écrites sur ces structures d’hébergement qui incitent à la découverte touristique de l’arrière pays.
M.. BETTACHE