
Dans les années 70/ 80 du siècle dernier, le café ” zanzibar ” situé sur l’avenue Mohammed V, V.N., Fes, représentait une sorte de port d’attache pour des sportifs.
On y venait prendre le café mais surtout discuter et bavarder sur l’évolution sur le terrain des clubs de la place, et de leurs résultats dans différentes disciplines.
Une période qui a donné l’occasion à des cadres et à des joueurs de franchir le pas et de faire du chemin
comme dirigeants de clubs ou sections ayant pignon sur rue.
Abdelhak Marrakchi est l’un de ceux- là.
Supporter invétéré du MAS, il a connu et accompagné les grands noms qui ont marqué de leurs empreintes indélébiles le football à Fes, dans la région et à l’international dont feu Mohammed Benzakour et Said Belkhayat, deux figures charismatiques qui l’ont personnellement influencé.
Lorsque Merouane Bennani arrive à la tête du MAS à l’automne 2009, inaugurant un certain changement, A. Marrakchi s’impose rapidement comme le bras droit du ce président qui découvrait ce qu’est le football. Au terme de la saison 2010- 2011, M. Bennani, entouré notamment de Ahmed Mernissi et Khalid Benouahoud, fait carton plein en remportant Coupe du Trône, Coupe de la CAF et Super Coupe de la CAF. A. Marrakchi est de la fête. C’est aussi sa victoire.
Ce retour du MAS au premier plan ne durera pas longtemps.
En 2013, Ahmed Mernissi, qui a tout connu avec le MAS/ Basket, succède à M. Bennani. Il décroche une coupe du Trône en 2016 alors que son équipe tente bien que mal à retrouver l’élite. Il n’y parvient pas laissant ce soin à Ismail Jamai et à sa famille. A. Marrakchi n’est plus sous les feux des projecteurs de l’actualité mais sa qualité de membre adhérent est un lien avec tout ce qui se passe dans la maison < aurinegro ” . Le poids des années ne l’empeche pas de rester collé à l’actualité d’un club qui doit faire le ménage.
Le 10 août 2025, Abdelhak Marrakchi figurera dans la liste de la commission des sages présidée par Said Belkhayat. Un honneur qui traduit sa loyauté au Maghreb de Fes.
Un sage , parmi les sages.
M. BETTACHE