M.El Abbadi, professionnel du tourisme de l’hébergement  < L'ONMT est invité à démarrer urgemment les campagnes nationales pour drainer du tourisme interne

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> A la veille de la réouverture  des frontières marocaines, synonyme de retrouvailles avec une circulation normale  entre le Maroc et les autres  pays, particulièrement les pays émetteurs de touristes, les professionnels du tourisme restent confiants en la relance de leur secteur, durement impacté par la pandémie de la covid 19 .
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> Lassés par 15 mois d’inactivité qui ont mis à mal ou menacé carrément leurs établissements, ces derniers veulent retrouver ce sourire perdu…
> Mehdi El  Abbadi, professionnel du tourisme et acteur agissant au sein du secteur d’hébergement réservé  aux Riads et Maisons d’hôtes classés, autrement dit de standing, Pour la petite histoire,  rappelons qu’il a rempli deux mandats comme président de l’association des maisons d’hôtes Fès/Boulemane.. Ici, il se livre sur le comment sortir d’une crise sans précédent qui a mis à genoux le tourisme au Maroc, sans perdre de vue que les    professionnels et les institutionnels sont invités à revoir  ensemble leur copie pour remettre le Train  sur les rails le plus rapidement possible. .
> Qu’est- ce qu’il faut faire pour une véritable relance du tourisme ?
> Mehdi El Abbadi estime qu’il  ne  peut y avoir de relance du secteur que :
> ● si l’on procédé à un état des lieux des entreprises, se pencher sur leurs difficultés  et y trouver des solutions adéquates par les institutionnels.
> Cela démarre  par proposer des formules de relance en mettant à disposition des aides financières leur permettant de remettre à niveau leurs établissements et leur proposer des montages financiers afin de réellement parler  de relance.
> ● Les établissements touristiques n’ayant pas pu remettre leurs installations à niveau, surtout après 15 mois de fermeture , doivent rehausser la qualité des prestations afin de proposer un produit sain et normatif.
> ● Maintenir l’aide covid pour le secteur en faveur des employés affiliés à la CNSS, surtout pour les établissements  dont l’activité dépend  essentiellement du tourisme international jusqu’à  décembre 2021 afin que les salariés de ce secteur puissent tous garder leur emploi.
> ● Avoir plus de transparence par rapport aux détails permettant l’ouverture  frontières pour donner plus de visibilité aux professionnels et leur permettre de marcketer  à l’international.
> ● Les influenceurs qui, souvent, à tort cassent du bois sur le dos de Fès  en communiquant sur la situation sécuritaire de la destination qui, sans langue de bois, s’est réellement améliorée depuis quelques années, les communicateurs sur les réseaux sociaux devraient adopter un comportement citoyen et communiquer sans penser qu’a  du buzz car ilm porte atteinte a note ville bien aimée.
> ● Trouver une solution pour les taxes dues pendant covid car nous n’avons eu aucune activité pendant un an et demi et nous ne pouvons régler des taxes sans avoir eu du travail.Cela me semble cohérent,  ce qui à mon avis sera perçu par les professionnels de notre secteur comme un geste d’encouragement par l’administration.
> ● L’ONMT est dans l’obligation de démarrer urgemment ses campagnes nationales pour drainer du tourisme interne en encourageant les régions qui souffrent le plus, comme Fès qui est plutôt une destination touristique internationale.
> Cela permettrait à cette destination culturelle par excellence ,qui a des atouts considérables  de profiter de cette manne de clientèle locale à l’instar de villes comme Marrakech, Tanger, Ifrane,…
> ● L’ONMT doit repositionner la destination Maroc dans les plus brefs délais dans les principaux marchés émetteurs, y mettant un booster sur les destinations avec lesquelles le Royaume à toujours des frontières ouvertes, U.S.A., Japon…, c’est le moment pour cet Office de programmer des voyages pour les T.O. et journalistes sans demander à ce que les professionnels y participent financièrement, car étant en grosse difficulté financière et en manque de trésorerie  sans précédent.
> Entre atteinte de l’immunité collective et allègement des restrictione sanitaires, le gouvernement hésite. Mehdi El Abbadi enchaine  : Avant d’atteindre l’immunité collective, le tourisme doit redémarrer dans le strict respect des mesures préventives Covid sinon c’est la crise cardiaque assurée.
> A mes yeux, c’est le moment de démontrer encore une fois que le Royaume du Maroc, grâce à la vision éclairée de SA MAJESTE LE ROI  et à sa gestion préventive et vaccinale du covid, le Maroc s’est hissé au top 10 mondial, son taux de vaccination élevé et sa rapidité  d’acheminement des doses de vaccin est juste un fait dont nous devons être tous plus que fiers.
> C’est le moment de capitaliser sur cette gestion et surtout de se replacer sur l’échiquier touristique mondial en étant toujours précurseurs. Le Maroc est considéré aujourd’hui top 5 des destinations touristiques mondiales après covid.
> Pour ce faire, nous devrions mettre au point des éléments de facilitation
> ● En ce qui concerne le test pcr avant que les touristes ne quittent  le territoire, mettre en place un organisme test pcr destiné à ce type de secteur et offrir la possibilité pour que ces tests soient faits  dans les lieux de leur hébergement par exemple 48H avant de quitter le sol Marocain.
> ● Offrir aux touristes la possibilité de bénéficier du fast track dans les aéroports.
> ● Reouvrir les musées  en permettant la gratuité pendant l’été par exemple.
> Tout cela sera vu par les touristes comme une sorte de privilège.
> Comment les professionnels ont vécu plus de 14 longs mois au niveau de leurs structures désertées par les touristes ?
> La réponse de M. El Abbadi :Pour moi personnellement, les 14 derniers mois ont été très bénéfiques et très inquiétants :
> Inquiétants :
> ● car ce sont  des moments où on a perdu des êtres chers et des concitoyens marocains, qu’ils reposent tous en paix.
> ● Des questions existentielles quant à l’avenir de nos entreprises, le devenir de nos enfants et de nos employés, mais grâce à Dieu être une entreprise citoyenne affiliés  à la CNSS à 100% à permis à nos employés d’avoir droit à l’aide covid  et donc d’assurer le minimum vital, sans avoir à gérer des sit-in et surtout cela nous a permis d’être plus à l’écoute de nos employés et de leur offrir des aides ponctuelles au besoin.
> Les bienfaits :
> ● L’être humain doit repenser sa façon de voir la vie et y intégrer plus d’humilité et de cohérence.
> ● C’est durant les crises que la remise en question devient une ampoule eclairante. C’était notre cas et nous avons d’agir de piloter comme un capitaine le bateau  qui a pour devoir de  maintenir son navire sur le cap en évitant de couler ou de rentrer en collision.
> ● Nous avons procédé à une métamorphose de notre produit en croyant en l’avenir et surtout nous voulions proposer dès la reprise un produit qui pendant  la pandémie s’est fait peau neuve afin de recevoir nos clients dans de meilleures conditions. Une occasion que malheureusement nombre d’établissements ont raté car elle aurait permis de remettre les produits touristiques aux normes donc la destination aurait gagné en qualité.
> A propos du récent séjour à Fès de 72 Américains de la haute société US., le propriétaire de «  La Maison Bleue “, première  maison d’hôtes  créé  en 1997  et fils de feu Abdeslam El Abbadi, ex- délégué du tourisme dans la capitale spirituelle, souligne  :
> ●  D’abord, il faut savoir que les frontières avec les USA  sont ouvertes depuis bien longtemps.
> ● Pour ce qui est du groupe  qui a visité Fès le 25 mai  dernier, c’est une opération qui a été initiée  par un  T.O. se nommant A&K spécialiste dans le top v.i.p. et qui considère Fès comme une destination incontournable au Maroc.
> Malgré que je suis démissionnaire de mon poste de vice- président  du CRT/Fès,  pour des raisons personnelles et managériales,  je me trouvais par hasard en compagnie de M.Aziz  Lebbar notre  patriarche  que j’apprécie énormément pour l’amour et le dévouement qu’il consacre à notre chère patrie.
> Si Aziz à mis les petits plats dans les grands, je tiens à le remercier personnellement pour son aide effective qui a permis grâce a ses efforts et à ceux des autorités locales de réussir cette opération .
> Qu’est ce qu’il faut changer pour que l’industrie touristique au Maroc soit moins fragile, mais compétitive  à l’avenir ?
> ● Ce qu’il faut changer !
> C’est l’esprit. Les touristes ne sont pas dupes; il faut rompre avec les anciennes pratiques, veiller plus à la qualité et l’image de marque de notre pays, ne penser qu’à la satisfaction de nos clients en y mettant les moyens humains et structurels nécessaires pour y arriver.
> Fédérer et se réconcilier  entre professionnels de la place en mettant de côté les  différends  et penser ensemble à l’intérêt général de notre destination au niveau de la région Fès-Meknes.
> Si Aziz est apprécié de tous et est capable de résoudre ces différends car unis nous ne serons que plus clairvoyants et forts.
> Notre interlocuteur veut bien conclure :
> Nous croyons en la relance et nous sommes actuellement en train de parfaire une prestation faite sur mesure pour le marché israélien afin de les recevoir  dans les meilleures conditions et de un produit adapté a leur exigences.
> S’il est bien préparé par les professionnels, ce marché sera un levier permettant une reprise très rapide dès juillet 2021.
M.BETTACHE

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