
Autrice du livre ” Qui est Si BEKKAI “, Naima Lahbil Tagmouati a présenté cet ouvrage au Salon Maghrebin du livre à Oujda.
L’autrice
< Professeur à l’université de Fes de 1980 à 2006, puis directrice de la Fondation ” Esprit de Fes ” et du Festival des Musiques Sacrées du Monde de 2006 à 2007, Naima Lahbil travaille sur la dimension économique et sociale de la culture et du patrimoine. Elle est membre du Conseil d’administration du Fonds International pour la Promotion de la Culture à L’UNESCO depuis 2018. Elle preside l’association Culturelle Américaine depuis 2016.
Elle écrit des essais :
2017 , Bouchta El Hayani, un homme debout, edition le Fennec, Casablanca
Des romans, La Liste , Prix Tour Blanche , édition le Fennec, Casablanca en 2013 et aux éd. Naïve, Paris en 2015.
Inspirée par la medina de Fes, les pacha sont de retour, Virgule éditions- juin 2023 ) est le troisième opus où elle explore- après Dialogue en medina ( Le Fennec 2001 ), puis Fes est une drogue ( Emoticourt 2016 et le Fennec 2017 )- le charme infini et le je – ne – sais – quoi de cette cité fascinante et impénétrable et un récit historique ” Qui est Si Bekkai ” publié en français en 2024 et à paraître en arabe aux Éditions Marsam.
Biographie de Si Bekkai, premier President du Conseil du Premier gouvernement marocain independant
< Un personnage reel, même si sa vie, , bien souvent, ressemble à celle d’un roman.
< Une naissance en 1907 à Berkane, d’un père disparu tragiquement, ( caid Mbarek Ould Lahbil ) et d’une mère hors norme ( ” Caida ” Tama Bel Adel ).
< Formé au M’sid jusqu’à l’âge de treize ans, il sera scolarisé à ” l’école des notables ” de Berkane à partir de 1920, puis à l’école militaire de Meknès ( Dar El Beida ) entre 1926 et 1928. Il en sortira avec le grade de sous- lieutenant.
Officier de la cavalerie et citoyen d’un pays occupé par la France, il ira combattre aux côtés des Français et Marocains pour repousser les nazis en 1940. Capturé ,emprisonné par les Allemants, il sera amputé d’une jambe , il bascule vers la vie civile. Il devient caïd de B’ni Drar ( 1942- 1944 ), puis pacha de Sefrou ( 1944- 1953 ).
< Dans les années cinquante, il troque son sabre et son fusil de spahi pour une autre bataille: contre le colonialisme et pour le retour du Sultan exilé. Sa position singulière- il revendique publiquement et inlassablement sa fraternité pour la France et sa loyauté pour le Maroc- lui vaut des ennemis et des soutiens.
< Après la déposition du Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef le 23 août 1953, il démissionne dès le lendemain de son poste de pacha et vivra à Paris en exil volontaire jusqu’en 1955. Il deviendra l’un des quatre gardiens du trône du 17 octobre 1955 au 3 novembre 1955 pour suppléer à la vacance du trône entrele départ du Sultan Ben Arafa à Tanger et le retour du Dultan exilé.
< Plébiscité en 1955, il devient le premier ministre du Maroc indépendant. A ce titre, il signe en 1956 au nom du Roi et du peuple marocains, avec la France puis l’Espagne, les deux traités qui actent l’independance du Maroc. < Il sera président du conseil de décembre 1955 à avril 1958. Apres sa démission, il s’investit dans un plaidoyer en faveur du multipartisme au Maroc. Il sera rappelé le 12 avril 1961 comme Ministre de l’intérieur dans le gouvernement présidé par le Roi Hassan ll. Si Bekkai meurt le 12 avril 1961 à Rabat, 45 jours après le décès du Roi Mohammed V survenu e 26 février 1961.>.
M. B. avec l’actrice N.L.T.